ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE LUTHÉRIENNE
Synode de France

Verset biblique
Jésus dit : « C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi ». Jean 14.6
Agenda synodal

Pour ne rien manquer
Ajoutez les évènements synodaux à votre agenda en 3 clics :
NOTRE SYNODE
Quelques chiffres
2
Régions
Région Paris-Poitou & Alsace
10
Paroisses
Paroisses en France
+500
Membres
Membres en France
Notre appartenance
Culte en ligne


Culte en ligne chaque dimanche
à 10h00 (Woerth/Lembach)
à 10h30 en direct (Châtenay-Malabry)
ponctuellement (Paris)
Un jour, une méditation
Notre Culte Quotidien
Format papier
Nous éditions le NCQ deux fois par an.
Si vous souhaitez le recevoir, vous pouvez vous abonner ici.

Format numérique
Si vous êtes abonnés NCQ (format livret) et que vous ne recevez pas les méditations au format numérique, indiquez-nous votre adresse mail et nous vous ajouterons à la liste de diffusion.
En vous inscrivant, vous consentez à ce que “l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France”, en sa qualité de responsable de traitement, collecte votre adresse mail afin de pouvoir vous envoyer les méditations NCQ. Pour faire valoir votre droit d’accès ou d’effacement, consulter notre page “politique de confidentialité”.


Pasteur Gleisson R. SCHMIDT
Président du Synode de France
« La grâce de Dieu : une vérité qui bouleverse nos évidences »
A l’occasion de la fête de la Réformation
Nous vivons dans une société dont l’histoire et la culture ont été profondément marquées par le christianisme. Les récits bibliques nous sont familiers. La naissance de Jésus, sa crucifixion et sa résurrection appartiennent à notre patrimoine culturel. Pourtant, connaître l’histoire de Jésus et comprendre la Bonne Nouvelle qu’elle nous annonce sont deux choses bien différentes.
Car une idée demeure profondément enracinée dans notre manière de penser: pour obtenir quelque chose, il faut le mériter. Dans les études, au travail et dans la vie sociale, cette logique nous paraît parfaitement légitime. Mais lorsqu’elle s’impose dans notre relation avec Dieu, elle risque de nous faire perdre de vue l’essentiel du christianisme.
Nous imaginons alors que nos bonnes actions, notre conduite morale ou notre fidélité religieuse finiront par nous rendre agréables à Dieu. Nous ferions notre part, et Dieu récompenserait nos efforts. Mais si notre salut dépend de nos mérites, quelle portée donner à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ?
C’est précisément cette logique que l’Évangile renverse.
Le salut n’est pas une œuvre que Dieu nous aide à achever. C’est son œuvre, pleinement accomplie pour nous en Jésus-Christ, et que nous recevons gratuitement par la foi.
Voilà la vérité que la Réformation du XVIe siècle a remise au cœur de la prédication de l’Église. Non pas une nouvelle manière de mériter le salut, mais la redécouverte de ce que Dieu avait déjà accompli pour les pécheurs. Comme l’écrit l’apôtre Paul, nous sommes « gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3.24).
Cette Bonne Nouvelle transforme profondément notre rapport à Dieu. Nous ne prions plus pour acheter sa bienveillance, mais parce qu’il nous accueille déjà comme ses enfants. Nous ne cherchons plus à mener une vie sainte pour obtenir son amour, mais parce que son amour nous a déjà été donné en Christ. Nous ne servons plus notre prochain pour devenir justes devant Dieu, mais parce que nous avons été gratuitement justifiés.
C’est là toute la radicalité de l’Évangile: la grâce précède nos œuvres ; elle ne les récompense pas, elle les suscite.
Mais alors, pourquoi faut-il encore annoncer cette vérité, cinq siècles après la Réformation?
Le prophète Ésaïe nous offre une réponse étonnante. Dieu promet de restaurer Jérusalem, puis établit sur ses murailles des sentinelles qui doivent rappeler sans cesse cette promesse: « Sur tes murs, Jérusalem, j’ai placé des gardes ; Ils ne se tairont ni jour ni nuit. Vous qui la rappelez au souvenir de l’Éternel, point de repos pour vous ! Et ne lui laissez aucun relâche, jusqu’à ce qu’il rétablisse Jérusalem » (Esaïe 62.6-7). Faudrait-il craindre que Dieu oublie ses engagements? Certainement pas. Les sentinelles ne cherchent pas à convaincre Dieu de devenir favorable à son peuple. Elles persévèrent parce que Dieu a déjà promis sa grâce.
Il en va de même pour l’Église. De génération en génération, nous revenons spontanément à la logique des mérites. Nous cherchons en nous-mêmes de quoi offrir à Dieu; l’Évangile nous tourne vers Jésus-Christ, crucifié à notre place. Nous cherchons des raisons de nous rassurer dans notre conduite; l’Évangile nous annonce que notre justice se trouve en lui.
C’est pourquoi l’Église ne peut se taire.
Mais cette vigilance ne concerne pas seulement les pasteurs. La Réformation a également rappelé le sacerdoce commun de tous les croyants: par le baptême, nous appartenons au peuple que Dieu s’est acquis en Jésus-Christ. Sans abolir le ministère pastoral, cette vérité nous rappelle que chaque chrétien est appelé à recevoir, à confesser et à transmettre l’Évangile.
Cette vocation concerne notre vie quotidienne. Dans nos familles, transmettons-nous à nos enfants la joie de connaître leur Sauveur, ou seulement quelques habitudes religieuses? Dans nos communautés, ceux qui franchissent nos portes découvrent-ils une Église heureuse de la grâce reçue? Et dans notre entourage, notre conduite témoigne-t-elle de cette Bonne Nouvelle qui transforme notre manière de vivre?
Car la Réformation n’est pas seulement un événement historique à commémorer. Elle nous rappelle que l’Église a toujours besoin de revenir à la Parole de Dieu, de se laisser reprendre par elle et de recevoir à nouveau la consolation de l’Évangile.
Au terme de la prophétie, Jérusalem reçoit de Dieu un nom nouveau: elle est appelée peuple saint, peuple racheté, ville recherchée et non abandonnée (Ésaïe 62.12). Elle ne s’est pas attribué elle-même cette dignité. C’est Dieu qui la lui a accordée.
Telle est aussi l’identité de l’Église. Sa véritable richesse ne réside ni dans son prestige, ni dans ses traditions, ni dans ses réalisations, mais dans le Christ qui l’a rachetée.
Et si la Réformation nous invitait aujourd’hui, non seulement à célébrer un héritage vieux de cinq siècles, mais à redécouvrir une Bonne Nouvelle capable de bouleverser notre existence?
C’est cette Bonne Nouvelle que nous vous invitons à découvrir et à célébrer dans l’une de nos paroisses. Vous n’avez pas besoin de présenter des mérites particuliers, de posséder toutes les réponses ni même d’être déjà familier avec la vie de l’Église. Venez simplement écouter la Parole de Dieu, prier avec nous et découvrir, dans la communion fraternelle, la radicalité de l’Évangile de la grâce: nous ne sommes pas aimés de Dieu parce que nous aurions réussi à nous rendre dignes de lui; c’est son amour, gratuitement donné en Jésus-Christ, qui nous relève et renouvelle notre vie.
Soyez les bienvenus dans nos églises!
au nom de l’EEL-SF,
Rév. Dr Gleisson R. SCHMIDT
Président
A PROPOS DU SYNODE DE FRANCE
Qui sommes-nous?

Notre synode
Que croyons-nous?

Notre histoire
Quelle est notre histoire?

Nos paroisses
Où nous rencontrer?

Nos associations
Quelles sont nos actions?


